Alors que les discussions autour d’éventuelles réformes constitutionnelles continuent d’alimenter la scène politique congolaise, l’Église du Christ au Congo (ECC) est sortie de son silence pour rappeler les principes fondamentaux qui doivent encadrer toute initiative de modification de la Constitution de la République démocratique du Congo.
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Dans une déclaration ferme, l’ECC estime qu’une réforme constitutionnelle engagée dans le contexte actuel ne peut être envisagée qu’à travers un cadre national inclusif, apaisé et respectueux des dispositions constitutionnelles, notamment les articles 5, 218, 219 et 220 de la Constitution.
Pour cette importante confession religieuse, toute démarche touchant à la Loi fondamentale doit privilégier le dialogue, la concertation et la recherche du consensus afin d’éviter de nouvelles fractures politiques et sociales dans le pays.
S’appuyant sur la sagesse biblique, notamment le passage de 1 Rois 3,16-28 relatif au jugement du roi Salomon, l’ECC invite les acteurs politiques à faire preuve de discernement et de responsabilité. Elle appelle également à renouer avec les valeurs africaines de l’« arbre à palabre », symbole traditionnel de règlement pacifique des différends et de prise de décision collective.
L’Église du Christ au Congo considère que le Dialogue démocratique national et inclusif demeure la voie la plus appropriée pour aborder la question des réformes constitutionnelles. Cette position s’inscrit, selon elle, dans l’esprit des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que des résolutions de l’Union africaine, de l’Union européenne et des accords internationaux conclus à Washington et à Doha.
Cette sortie de l’ECC intervient dans un climat marqué par une intensification des débats autour d’un éventuel changement de la Constitution, une perspective qui continue de diviser la classe politique congolaise entre partisans de la réforme et défenseurs du statu quo constitutionnel.
À travers cet appel, l’ECC se positionne comme un acteur de médiation, plaidant pour un processus transparent, consensuel et respectueux de l’unité nationale afin d’éviter que la question constitutionnelle ne devienne un facteur supplémentaire de tension en RDC.
Charles Muzadi






