À l’occasion de la troisième journée du séminaire de renforcement des capacités des partenaires médias et de la société civile consacré à l’appropriation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’Inspection Générale des Finances (IGF), le Sénateur Christophe Lutundula Apala Pen’Apala est intervenu sur le thème : « Rôle et importance du contrôle au sein des institutions publiques ».
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Dans son exposé, l’ancien Vice-Premier ministre des Affaires étrangères a mis en lumière la place centrale du contrôle dans le fonctionnement des institutions publiques modernes, insistant sur son rôle dans la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’efficacité de l’action publique.
D’entrée de jeu, Christophe Lutundula a salué l’initiative de l’IGF visant à renforcer les capacités des acteurs des médias et de la société civile, deux partenaires essentiels dans la diffusion de l’information et la promotion de la redevabilité publique. Il a également insisté sur la nécessité de vérifier rigoureusement les informations avant leur diffusion, notamment à l’ère de l’intelligence artificielle, afin de préserver la qualité du débat public.
Abordant le fond de son intervention, le sénateur a proposé une définition simple et accessible du contrôle. Selon lui, contrôler consiste à examiner une activité, une décision ou une institution afin d’en vérifier la régularité, l’exactitude, la validité, la qualité ainsi que le bon fonctionnement, tout en évaluant les résultats obtenus au regard des objectifs fixés.
« Le contrôle permet de vérifier si les actes posés sont conformes aux normes établies et si les résultats attendus ont effectivement été atteints », a-t-il expliqué.

L’orateur a ensuite présenté plusieurs formes de contrôle qui structurent l’action publique. Il a notamment évoqué le contrôle de régularité, qui vise à vérifier la conformité des actes aux lois et règlements, le contrôle de qualité, le contrôle d’opportunité ainsi que les contrôles exercés avant, pendant ou après l’exécution d’une action publique.
Christophe Lutundula a particulièrement insisté sur la distinction entre le contrôle politique et le contrôle administratif. Le premier est exercé par les institutions politiques et prend souvent en compte l’opportunité des décisions au regard des politiques publiques et de l’intérêt général. Le second se concentre davantage sur la légalité, la conformité des actes administratifs et la bonne exécution des missions confiées aux services publics.
Selon lui, aucune administration moderne ne peut fonctionner efficacement sans mécanismes de contrôle performants, car ceux-ci constituent des garanties indispensables pour la protection des intérêts de la population et la bonne gestion des ressources publiques.
Le sénateur a également rappelé que le contrôle public trouve son fondement dans les dispositions constitutionnelles et légales qui organisent l’État et définissent les responsabilités des institutions. Il a souligné que le respect de ces mécanismes contribue à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et à améliorer la gouvernance publique.
Cette intervention s’inscrit dans la dynamique impulsée par l’Inspection Générale des Finances à travers son Plan stratégique triennal 2026-2028, qui place le renforcement de la culture du contrôle, de la redevabilité et de la transparence au cœur de la modernisation de la gestion publique en République démocratique du Congo.
À travers ce séminaire, l’IGF poursuit ainsi son objectif de sensibiliser les acteurs clés de la société congolaise à l’importance du contrôle comme levier essentiel de lutte contre les antivaleurs, de protection des ressources publiques et d’amélioration de la gouvernance au service du développement national.
Charles Muzadi






