Le projet hydroélectrique Grand Inga revient au centre des priorités économiques et énergétiques de la République démocratique du Congo (RDC). La délégation congolaise présente à Paris multiplie les consultations techniques et institutionnelles afin de préparer la réunion inaugurale du Comité de coordination et de gouvernance du projet Grand Inga entre la RDC et les États-Unis.
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Conduite par Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, cette délégation comprend des représentants des ministères de l’Économie nationale, des Finances, ainsi que des Ressources hydrauliques et de l’Électricité.
Des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI-RDC), de la Société nationale d’électricité (SNEL) et de la représentation diplomatique congolaise en France prennent également part à ces échanges.
Ces consultations préalables visent à consolider les bases techniques, économiques et financières nécessaires à l’avancement du projet.
RDC–États-Unis : un mécanisme de coordination pour accélérer Grand Inga
Le Comité de coordination et de gouvernance a été institué dans le cadre de l’Accord de partenariat stratégique signé entre la RDC et les États-Unis le 4 décembre 2025.
Ce mécanisme doit renforcer la concertation entre les deux pays et faciliter la coordination des différentes parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du projet.
Les travaux préparatoires ont notamment porté sur le développement progressif de Grand Inga, l’identification des besoins énergétiques, la mise en place des infrastructures de transport de l’électricité ainsi que les conditions techniques, économiques et financières nécessaires à sa réalisation.
L’enjeu est de transformer les engagements de partenariat en étapes concrètes, avec une meilleure planification des investissements et une coordination renforcée entre les institutions concernées.
Grand Inga, un levier stratégique pour l’industrialisation de la RDC
Au-delà de la production d’électricité, le projet Grand Inga représente un enjeu majeur pour la transformation économique de la République démocratique du Congo.
En augmentant les capacités de production énergétique du pays, cette infrastructure pourrait contribuer à répondre aux besoins des ménages, des entreprises et des industries, tout en favorisant l’accès à une énergie plus abondante.
Le développement du projet est également envisagé comme un levier d’industrialisation, de valorisation locale des ressources naturelles et de création d’emplois.
Une disponibilité accrue de l’électricité pourrait notamment soutenir les activités minières et industrielles, encourager les investissements productifs et renforcer la compétitivité de l’économie congolaise.
À l’échelle régionale, Grand Inga pourrait également contribuer à renforcer les échanges d’électricité entre les pays africains, sous réserve de la réalisation des infrastructures nécessaires et de la mise en place de mécanismes de coopération adaptés.
De l’ambition historique à la réalisation concrète
Malgré son potentiel énergétique considérable, Grand Inga demeure un projet complexe, dont la concrétisation dépend de plusieurs facteurs : la mobilisation des financements, la viabilité économique, la réalisation des infrastructures de transport et la coordination des acteurs publics et privés.
Les discussions engagées à Paris constituent ainsi une étape préparatoire importante pour clarifier les priorités et renforcer les conditions de mise en œuvre.
Pour les autorités congolaises, l’objectif est de faire de Grand Inga un véritable instrument de développement national, capable de soutenir la croissance économique, de favoriser l’industrialisation et d’améliorer durablement les conditions de vie de la population.
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