Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a poursuivi sa mission dans la province du Lualaba par une réunion de travail avec les opérateurs miniers industriels. Au centre des discussions : la participation des Congolais au capital des entreprises minières, l’encadrement de l’exploitation artisanale et le respect des normes environnementales.
Contact Rédaction: temp26cd@gmail.com
Cette rencontre s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, ainsi que des représentants de la commission interservices chargée de l’assainissement du secteur minier, de la Chambre des Mines, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et des services étatiques concernés.
Participation des Congolais au capital des entreprises minières
L’un des principaux sujets abordés concerne la participation des Congolais au capital des entreprises minières opérant en République démocratique du Congo (RDC).
À cette occasion, Louis Watum Kabamba a rappelé que cette exigence est inscrite dans le Code minier révisé en 2018. Il a appelé les différentes parties prenantes à finaliser les discussions relatives au projet de décret destiné à encadrer sa mise en œuvre.
L’objectif est de permettre le passage à la phase d’application, afin de renforcer l’implication des Congolais dans le secteur minier et de favoriser une meilleure redistribution des retombées économiques issues de l’exploitation des ressources naturelles du pays.
Pour le ministre des Mines, il est essentiel que les richesses du sous-sol congolais bénéficient davantage à la population, tout en tenant compte des préoccupations des investisseurs et de la nécessité de maintenir un environnement favorable aux activités économiques.
Exploitation minière artisanale : des solutions durables recherchées
La problématique de l’exploitation minière artisanale a également occupé une place importante dans les échanges, particulièrement dans la province du Lualaba, marquée par la présence de nombreux creuseurs artisanaux.
Face à la croissance de leur nombre, le ministre des Mines a invité les entreprises industrielles à participer activement à la recherche de solutions durables pour mieux encadrer cette activité et réduire les tensions entre les différents acteurs du secteur.
Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA), l’accompagnement technique et financier des coopératives minières, ainsi que le développement de formations professionnelles et d’activités économiques alternatives.
Ces mesures visent à améliorer les conditions d’exercice de l’exploitation artisanale, à favoriser une meilleure organisation des creuseurs et à prévenir les conflits susceptibles de perturber les opérations minières industrielles.
Louis Watum Kabamba a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité partagée de l’État, des entreprises minières et des communautés locales dans la recherche de solutions équilibrées. Cette collaboration est jugée essentielle pour sécuriser les opérations, prévenir les tensions et promouvoir une exploitation minière responsable.
Protection de l’environnement : les entreprises appelées au respect des normes
Le volet environnemental a également été abordé au cours de cette réunion. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat a sensibilisé les opérateurs miniers à l’importance du respect des normes environnementales applicables à leurs activités.
Cette démarche s’inscrit dans la nécessité de concilier l’exploitation des ressources minières, la protection de l’environnement et la préservation des intérêts des communautés vivant dans les zones concernées.
Dans une province où les activités minières occupent une place majeure dans l’économie, le respect des obligations environnementales demeure un enjeu important pour garantir la durabilité du secteur.
Le Gouvernement mise sur le dialogue avec les opérateurs miniers
Au terme de la rencontre, le ministre des Mines a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre le dialogue avec les entreprises industrielles afin de parvenir à des engagements concrets.
Les discussions devront notamment contribuer à faire avancer le dossier de la participation des Congolais au capital des entreprises minières et à identifier des réponses durables aux défis liés à l’exploitation artisanale.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre par le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
À travers ces échanges, les autorités congolaises entendent poursuivre les efforts d’assainissement du secteur minier, renforcer les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles et encourager une cohabitation plus harmonieuse entre les entreprises industrielles, les exploitants artisanaux et les communautés locales.
Rédaction






