Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part ce mercredi 28 octobre à Moscou, en Russie, à la cérémonie d’ouverture du 3ᵉ Sommet du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique. Cette rencontre de haut niveau rassemble 48 délégations africaines, dont une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que plus de 2 000 participants.
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Ce sommet constitue une nouvelle occasion pour les dirigeants africains et russes d’examiner les perspectives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, l’énergie, les infrastructures, la sécurité alimentaire, la santé et les nouvelles technologies.
Vladimir Poutine défend un partenariat fondé sur l’égalité

À l’ouverture des travaux, le président russe, Vladimir Poutine, a défendu la nécessité de développer avec les pays africains un partenariat fondé sur la parité, l’amitié et le soutien mutuel.
Le dirigeant russe a également critiqué le modèle de coopération occidental, qu’il a qualifié de néocolonial, présentant les relations entre Moscou et les États africains comme une alternative fondée sur le respect des intérêts des partenaires.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à diversifier leurs partenariats internationaux et à renforcer leur marge de manœuvre dans les relations économiques et diplomatiques mondiales.
L’Afrique appelée à valoriser ses ressources naturelles
Prenant également la parole lors de cette rencontre, le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine, a insisté sur la nécessité de mieux valoriser les ressources naturelles du continent au bénéfice des populations.
« Les ressources naturelles de l’Afrique doivent bénéficier aux populations africaines et à leurs générations futures », a-t-il déclaré.
Cette position met en avant un enjeu majeur pour les économies africaines : transformer les richesses naturelles en véritables leviers de développement, grâce notamment à la transformation locale, aux investissements productifs, à la création d’emplois et au renforcement des infrastructures.
Pour la République démocratique du Congo, riche en ressources minières et énergétiques, ces questions revêtent une importance particulière dans la recherche de partenariats susceptibles de soutenir son développement économique.
Félix Tshisekedi attendu à la tribune ce jeudi
La participation de Félix-Antoine Tshisekedi à ce sommet s’inscrit dans la dynamique de diversification des relations diplomatiques et économiques de la RDC.
Le chef de l’État congolais doit prendre la parole ce jeudi 29 octobre, lors de la deuxième journée des travaux, afin de présenter sa vision de la coopération entre la Russie et l’Afrique.
Son intervention sera particulièrement attendue sur les perspectives de collaboration entre Kinshasa et Moscou, notamment dans les domaines économiques, énergétiques, technologiques et sécuritaires, en fonction des priorités nationales et des intérêts stratégiques de la RDC.
Russie-Afrique : des ambitions économiques et stratégiques
Au-delà des déclarations politiques, le sommet vise à renforcer les échanges commerciaux, à stimuler les investissements et à développer des projets de coopération entre la Russie et les pays africains.
Les discussions portent également sur des secteurs essentiels au développement du continent, notamment l’accès à l’énergie, la modernisation des infrastructures, la sécurité alimentaire et l’innovation technologique.
Pour les États africains, l’enjeu consiste à convertir les engagements diplomatiques en projets concrets, capables de produire des retombées économiques et sociales durables.
La prise de parole annoncée de Félix Tshisekedi constituera ainsi une occasion pour la RDC de préciser ses attentes et ses priorités dans le cadre de ses relations avec la Russie et, plus largement, avec les partenaires internationaux du continent.
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