La République démocratique du Congo amorce une nouvelle étape dans la réforme de son système éducatif. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé, lundi 2 novembre 2026, à Kinshasa, au lancement officiel d’un atelier de réflexion stratégique consacré à la mise en place des Instituts de Formation aux Métiers de l’Enseignement (IFME).
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Cette initiative vise à renforcer la qualité de la formation des enseignants et à professionnaliser davantage le métier d’enseignant, considéré comme un levier essentiel pour améliorer durablement les apprentissages des élèves congolais.
Une réforme axée sur la qualité de l’enseignement
Inscrite dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et dans les orientations du Plan quinquennal 2024-2029 du Gouvernement, cette réforme entend apporter une réponse aux défis liés à la qualité de l’encadrement pédagogique et à la formation du personnel enseignant.
Avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les travaux réunissent les représentants du ministère de l’Éducation nationale et ses partenaires, notamment le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et l’Agence française de développement (AFD).
Quels sont les principaux enjeux des IFME ?
La mise en place de ces instituts poursuit plusieurs objectifs stratégiques. Il s’agit notamment de renforcer la formation initiale et continue des enseignants, de développer leurs compétences pédagogiques et professionnelles, mais également de les préparer aux nouvelles exigences du métier et aux mutations du système éducatif au XXIᵉ siècle.
Les IFME sont également appelés à favoriser l’innovation pédagogique, l’amélioration des pratiques d’enseignement et le renforcement des capacités des enseignants pour mieux répondre aux besoins des apprenants.
Un autre enjeu majeur concerne la cohérence du dispositif national de formation. Les futurs instituts devront notamment s’articuler avec les Humanités pédagogiques rénovées (HPR) et les Instituts supérieurs pédagogiques (ISP), afin de garantir la continuité des parcours de formation et une meilleure complémentarité entre les différentes structures.
Vers un cadre organisationnel et pédagogique adapté aux réalités congolaises
Durant ces assises, les participants sont appelés à réfléchir sur les missions des futurs établissements, leurs modalités de gouvernance, leur organisation pédagogique ainsi que les mécanismes permettant de garantir la qualité des formations.
Les discussions devront également permettre de dégager une vision commune et de définir une feuille de route opérationnelle pour la mise en œuvre de cette réforme, en tenant compte des réalités et des besoins du système éducatif congolais.
À travers ce chantier, le ministère de l’Éducation nationale ambitionne de construire un dispositif durable de professionnalisation du corps enseignant.
À terme, la réussite de cette réforme devrait se mesurer à la capacité des futurs IFME à former des enseignants mieux préparés, capables d’améliorer les pratiques pédagogiques et, surtout, de produire des résultats concrets sur la qualité des apprentissages dans les écoles de la RDC.
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