Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa a entrepris une série de démarches officielles visant à établir les responsabilités liées aux incidents survenus le 12 juin dernier aux abords du Palais du Peuple, à Kinshasa.
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Dans le cadre de ses attributions légales relatives à la conduite de la politique pénale et à la garantie du bon fonctionnement de l’action publique, le ministre a adressé des correspondances aux présidents des partis politiques concernés, notamment l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), l’Alliance pour le Changement (A.Ch), ENVOL et Ensemble pour la République. Des courriers ont également été envoyés au Président du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) ainsi qu’à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Selon le ministère de la Justice, ces correspondances visent à recueillir des informations, des déclarations et toute documentation susceptible d’éclairer les circonstances des événements intervenus lors de la manifestation du 12 juin, dans le cadre de la manifestation de la vérité.
Le même jour, le ministre d’État s’était rendu au chevet de plusieurs responsables et leaders politiques blessés lors des incidents. Cette visite avait pour objectif de leur témoigner l’attention du Gouvernement et la solidarité des institutions de la République face aux violences enregistrées.
Le ministère souligne que cette initiative s’inscrit dans le respect des principes de légalité, d’impartialité et de transparence, avec pour objectif de garantir une recherche rigoureuse de la vérité et une bonne administration de la justice.
Par ailleurs, conformément aux prérogatives reconnues au ministère public, le ministre d’État a instruit le Procureur près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire. Celle-ci devra permettre d’établir les faits, d’identifier les auteurs, co-auteurs et éventuels complices, et d’en tirer toutes les conséquences de droit, dans le strict respect des droits de la défense et des garanties procédurales.
Cette démarche marque la volonté des autorités judiciaires de faire toute la lumière sur les violences qui ont émaillé la manifestation du 12 juin et de garantir que les responsabilités soient établies conformément aux lois de la République.
Francine Mulumba






