La République démocratique du Congo et les États-Unis poursuivent les discussions autour de leur partenariat stratégique. Les deux pays ont tenu, jeudi 5 novembre 2026 à Paris, la deuxième réunion de leur Comité de pilotage conjoint, consacrée à l’évaluation des engagements bilatéraux et à l’accélération de plusieurs projets économiques structurants. Les travaux ont été coprésidés par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
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Au centre des échanges figuraient trois dossiers majeurs pour l’avenir économique de la RDC : le Corridor de Lobito, le projet hydroélectrique Grand Inga et la valorisation des minerais critiques, notamment le cuivre et le cobalt. Les deux délégations ont examiné l’état d’avancement de ces initiatives, tout en identifiant les prochaines étapes nécessaires à leur mise en œuvre.
Cette deuxième rencontre intervient neuf mois après la réunion inaugurale du Comité de pilotage, organisée le 5 février 2026 à Washington. Elle traduit la volonté des deux parties de renforcer le suivi opérationnel de l’accord signé le 4 décembre 2025, dans le cadre du rapprochement stratégique entre Kinshasa et Washington.
Des infrastructures et de l’énergie au cœur du partenariat
Le Corridor de Lobito constitue l’un des projets prioritaires de cette coopération. Cette infrastructure de transport doit améliorer la connectivité régionale, faciliter l’acheminement des ressources minières et renforcer les échanges commerciaux entre la RDC, l’Angola et la Zambie.
Le projet hydroélectrique Grand Inga représente, pour sa part, un enjeu majeur en matière de production énergétique. Son développement est considéré comme un levier important pour améliorer l’accès à l’électricité, soutenir les activités industrielles et renforcer les capacités productives du pays.
Concernant les minerais critiques, les discussions portent notamment sur les possibilités de coopération autour des chaînes d’approvisionnement du cuivre et du cobalt, deux ressources stratégiques pour les industries mondiales et les technologies de transition énergétique.
Kinshasa mise sur la transformation locale et la création d’emplois
Au-delà de l’exploitation et de l’exportation des ressources naturelles, le Gouvernement congolais souhaite faire de ce partenariat un véritable instrument de transformation structurelle de l’économie nationale.
Pour Kinshasa, les investissements attendus doivent contribuer au développement des infrastructures, à l’industrialisation, à la transformation locale des matières premières et à la création d’emplois au bénéfice de la population congolaise.
L’objectif est notamment de permettre à la RDC de tirer davantage de valeur ajoutée de ses richesses naturelles, tout en renforçant ses capacités industrielles et en favorisant le transfert de compétences.
Les discussions de Paris ont également porté sur la coordination technique entre les deux parties ainsi que sur les conditions économiques et institutionnelles nécessaires pour transformer les engagements en investissements effectifs.
La paix et la sécurité, des conditions essentielles aux investissements
Sur le plan sécuritaire, Daniel Mukoko Samba a insisté sur l’importance de la paix, de la stabilité et du respect de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Pour les autorités congolaises, ces éléments constituent des conditions indispensables à la mobilisation des capitaux et à la réalisation durable des projets d’investissement. La stabilité du pays demeure ainsi étroitement liée aux ambitions économiques portées par ce partenariat avec les États-Unis.
À l’issue de cette deuxième réunion du Comité de pilotage conjoint, l’enjeu est désormais de passer progressivement des engagements diplomatiques et économiques aux réalisations concrètes sur le terrain.
Pour la RDC, la réussite de ce partenariat devra notamment se mesurer à l’impact des investissements sur les infrastructures, l’accès à l’énergie, l’industrialisation, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie de la population.
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