Kisangani, RDC – La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, est désormais officiellement considérée comme touchée par l’épidémie d’Ebola. L’annonce a été faite dimanche par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, à l’issue d’une réunion consacrée à l’évaluation de la situation épidémiologique dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
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Selon le ministre, quatre cas confirmés d’Ebola, tous importés de la province de l’Ituri, sont actuellement pris en charge dans la ville. Leur présence sur le territoire de Kisangani conduit les autorités sanitaires à considérer que la ville est désormais concernée par l’épidémie.
« Les quatre cas que nous avons sont des cas importés, qui sont tous venus de l’Ituri. Mais étant donné qu’ils se sont retrouvés dans la ville de Kisangani et qu’ils y sont pris en charge, nous considérons que la ville de Kisangani est touchée », a déclaré le Dr Roger Kamba.
Les autorités renforcent la riposte sanitaire
Face à cette évolution de la situation épidémique, le ministère de la Santé a intensifié les mesures de riposte afin de limiter tout risque de propagation du virus.
Les équipes sanitaires concentrent désormais leurs interventions sur plusieurs axes prioritaires, notamment :
- l’identification rapide des personnes ayant été en contact avec les cas confirmés ;
- le suivi quotidien des contacts à risque ;
- le renforcement de la surveillance épidémiologique ;
- la prise en charge médicale des patients infectés ;
- la sensibilisation de la population aux mesures de prévention.
L’objectif est de casser rapidement les chaînes de transmission et d’empêcher l’apparition de nouveaux foyers de contamination dans la province de la Tshopo.
Une vigilance accrue entre l’Ituri et la Tshopo
L’apparition de cas importés à Kisangani illustre les risques de propagation du virus entre les provinces en raison de la mobilité des populations. Les autorités sanitaires appellent les habitants à respecter strictement les mesures de prévention, à signaler tout cas suspect et à collaborer avec les équipes de surveillance déployées sur le terrain.
Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux, poursuit la mise en œuvre des dispositifs de contrôle, de surveillance et de réponse rapide afin de contenir l’épidémie et de protéger les populations.
Mobilisation pour contenir l’épidémie
Le ministère de la Santé réaffirme sa détermination à maîtriser cette nouvelle phase de l’épidémie grâce à une réponse coordonnée impliquant les autorités provinciales, les professionnels de santé et les partenaires de la riposte. Les prochains jours seront déterminants pour identifier d’éventuelles chaînes de transmission et éviter une propagation plus large du virus dans la ville de Kisangani et les provinces voisines.
Francine Mulumba






