Kinshasa, 2 août 2026 – La République démocratique du Congo (RDC) commémore, ce dimanche 2 août, la Journée nationale du GENOCOST, une journée de recueillement dédiée à la mémoire des millions de Congolais victimes des conflits armés qui ont endeuillé le pays depuis plusieurs décennies, notamment dans sa partie orientale. Cette commémoration met également en lumière les conséquences de l’exploitation illégale des ressources naturelles, considérée comme l’un des principaux moteurs de ces violences.
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Une journée de mémoire et de solidarité nationale
À travers l’ensemble du territoire national, des cérémonies officielles, des moments de prière, des dépôts de gerbes de fleurs et des conférences sont organisés pour rendre hommage aux victimes des massacres, des déplacements forcés, des violences sexuelles et des nombreuses violations des droits humains enregistrées depuis les guerres qui ont éclaté à la fin des années 1990.
Cette journée constitue également un moment de recueillement pour les familles des disparus et une occasion de rappeler le lourd tribut payé par la population congolaise face aux conflits armés.
Le GENOCOST, un concept porté par la RDC
Le terme GENOCOST, contraction des mots « génocide » et « coût », a été adopté pour désigner les crimes de masse commis en RDC dans un contexte marqué par la convoitise des richesses minières et naturelles du pays.
À travers cette initiative, les autorités congolaises souhaitent attirer l’attention de la communauté internationale sur les souffrances endurées par les populations congolaises et faire reconnaître l’ampleur des atrocités commises durant plusieurs décennies de conflits.
Un plaidoyer pour la justice et la reconnaissance internationale
Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, cette commémoration s’inscrit dans une démarche diplomatique visant à obtenir une reconnaissance internationale du GENOCOST.
Le gouvernement congolais poursuit son plaidoyer auprès des organisations internationales, des États partenaires et des institutions de défense des droits humains afin que les crimes documentés en RDC soient pleinement reconnus et que les responsables répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Les autorités réaffirment également leur engagement en faveur de la lutte contre l’impunité, de la réparation des préjudices subis par les victimes et de la préservation de la mémoire collective.
Préserver la mémoire pour construire la paix
Pour les autorités congolaises, la Journée nationale du GENOCOST ne se limite pas à un devoir de mémoire. Elle constitue aussi un appel à renforcer les efforts en faveur de la paix, de la stabilité et de la protection des populations civiles.
Dans un contexte où certaines provinces de l’Est continuent de faire face à l’insécurité provoquée par des groupes armés, cette commémoration rappelle l’urgence de mettre fin aux violences, de protéger les ressources naturelles et de promouvoir une gouvernance responsable au bénéfice de toute la population.
Une mobilisation nationale
La célébration de cette journée témoigne de la volonté de la République démocratique du Congo de préserver la mémoire des victimes, de transmettre cette histoire aux générations futures et de poursuivre son combat pour que justice soit rendue.
À travers le GENOCOST, la RDC entend inscrire durablement dans la conscience nationale et internationale la nécessité de reconnaître les souffrances du peuple congolais, de lutter contre l’impunité et de consolider les fondements d’une paix durable.
Francine Mulumba






