L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo hausse le ton sur la gestion financière du secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire. Lors de la plénière de ce lundi, les députés nationaux ont voté en faveur des recommandations demandant le départ de la ministre de l’ESU, Marie-Thérèse Sombo, à la suite d’une enquête parlementaire consacrée à la gestion des frais académiques.
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Selon les informations communiquées sur cette décision, les recommandations ont été adoptées à l’unanimité des votants. Elles font suite aux travaux d’une commission d’enquête mise en place pour examiner la perception, la gestion et la redistribution des quotités issues des frais payés par les étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
Dès ce mardi 27 octobre, le Bureau de l’Assemblée nationale devrait transmettre officiellement les recommandations à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, afin de lui notifier la position de la Chambre basse.
Gestion des frais académiques : les conclusions de l’enquête parlementaire
Lancée plusieurs mois auparavant, la commission d’enquête avait pour mission de faire la lumière sur la gestion des quotités du minerval et des frais connexes perçus auprès des étudiants.
Les investigations ont notamment porté sur le circuit de perception des recettes, leur traçabilité et leur redistribution aux structures et services bénéficiaires du secteur de l’ESU.
D’après les conclusions relayées dans le cadre de cette enquête, des irrégularités financières auraient été constatées, notamment concernant la centralisation des recettes dans un compte unique et le reversement des montants destinés aux différents bénéficiaires. Ces constats ont alimenté les préoccupations des députés sur la transparence et la gouvernance financière du secteur.
La commission a ainsi formulé plusieurs recommandations visant à corriger les dysfonctionnements relevés et à renforcer le contrôle de l’utilisation des fonds provenant des frais payés par les étudiants.
Marie-Thérèse Sombo : la Première ministre appelée à agir
À travers leur vote, les députés nationaux demandent à la cheffe du gouvernement de prendre les mesures nécessaires concernant le maintien de Marie-Thérèse Sombo à la tête du ministère de l’ESU.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Elle traduit la volonté des élus de donner une suite institutionnelle aux conclusions de l’enquête sur la gestion des ressources financières du secteur universitaire.
Il convient toutefois de distinguer la recommandation parlementaire de ses suites administratives : le vote de l’Assemblée nationale ne signifie pas, à lui seul, que la ministre a déjà quitté ses fonctions. La suite dépendra des décisions prises par les autorités compétentes.
Transparence financière et protection des frais payés par les étudiants
Au-delà de la situation de la ministre, cette affaire relance le débat sur la gestion des ressources financières dans les universités et instituts supérieurs de la RDC.
Les frais payés par les étudiants sont destinés, selon leur nature, à financer différentes obligations et prestations liées au fonctionnement du secteur. Leur gestion transparente constitue donc un enjeu majeur pour les établissements, les services bénéficiaires et les étudiants eux-mêmes.
Les recommandations issues de l’enquête visent notamment à améliorer la traçabilité des recettes et à garantir que les montants concernés soient reversés aux structures auxquelles ils sont destinés.
L’attention se tourne désormais vers la Première ministre Judith Suminwa, appelée à donner une suite aux recommandations de la Chambre basse. Les prochaines décisions permettront de déterminer les conséquences institutionnelles de ce dossier qui place la gouvernance financière de l’enseignement supérieur au centre de l’actualité nationale.
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