En République démocratique du Congo (RDC), 16 députés provinciaux sur les 18 que compte l’Assemblée provinciale de la Tshuapa ont signé une déclaration politique réclamant la fin des fonctions du gouverneur Armand Yambé Itoko. Rendu public le 25 octobre 2026 à Boende, ce document fait état d’une rupture de confiance entre les élus provinciaux et le chef de l’exécutif provincial, accusé notamment de mauvaise gestion et de manquements dans l’exercice de ses responsabilités.
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La tension politique monte dans la province de la Tshuapa. Seize députés provinciaux ont officiellement annoncé le retrait de leur confiance au gouverneur Armand Yambé Itoko, à travers une déclaration politique rendue publique le dimanche 25 octobre 2026 à Boende, chef-lieu de cette province située dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.
Les signataires, qui se réclament de l’Union sacrée de la Nation, demandent que des mesures soient prises pour mettre fin aux fonctions du gouverneur. Leur démarche traduit un désaccord profond avec la gestion de l’exécutif provincial.
Plusieurs griefs formulés contre le gouverneur
Dans leur déclaration, les 16 députés provinciaux avancent plusieurs motifs pour justifier leur décision. Ils reprochent notamment à Armand Yambé Itoko une mauvaise gestion des affaires publiques provinciales, des faits présumés de détournement des recettes de la province, des absences prolongées ainsi qu’un manque de considération envers l’Assemblée provinciale.
Les accusations relatives à la gestion des recettes provinciales restent, à ce stade, des allégations formulées par les signataires. Elles nécessitent des éléments de vérification et, le cas échéant, l’établissement des responsabilités par les instances compétentes.
Au-delà des questions de gouvernance, les élus dénoncent également ce qu’ils considèrent comme un manque de réaction du gouverneur face à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime. Ils lui reprochent notamment l’absence d’initiatives visant à encourager la mobilisation patriotique et à renforcer la sensibilisation aux enjeux sécuritaires dans la Tshuapa.
Les députés sollicitent l’intervention de Félix Tshisekedi
Face à cette situation, les signataires de la déclaration sollicitent l’implication du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, par l’intermédiaire du vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur.
Ils demandent que les dispositions légales applicables soient mises en œuvre afin de donner suite à leur démarche visant le départ du gouverneur.
Cette sollicitation place les autorités nationales devant une demande politique portée par une large majorité des députés provinciaux de la Tshuapa. Sur les 18 élus que compte l’Assemblée provinciale, 16 ont apposé leur signature au bas de la déclaration.
Toutefois, cette prise de position ne signifie pas, à elle seule, que le gouverneur a été officiellement démis de ses fonctions. La suite de la procédure dépendra des mécanismes institutionnels et des décisions prises par les autorités compétentes, conformément aux textes en vigueur.
Quel avenir pour l’exécutif provincial de la Tshuapa ?
La déclaration du 25 octobre 2026 ouvre une nouvelle séquence politique dans la province de la Tshuapa. L’ampleur du soutien à cette initiative témoigne de la gravité de la crise de confiance exprimée par les élus signataires.
Les prochaines réactions du gouverneur Armand Yambé Itoko et des autorités nationales seront déterminantes pour connaître l’évolution de ce dossier.
En attendant, l’attention reste tournée vers Boende, où la gestion de la province et les relations entre l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale se retrouvent au cœur du débat politique.
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