Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a identifié l’agriculture itinérante sur brûlis et l’exploitation du bois de chauffage comme les principaux facteurs de déforestation en RDC. Il s’est exprimé vendredi à Brazzaville, lors d’un point de presse conjoint avec ses homologues africains, organisé en marge d’un mini-sommet consacré à la préservation des forêts.
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Répondant à une question d’une journaliste, le chef de l’État congolais a souligné le défi auquel son pays est confronté : concilier la protection de son important patrimoine forestier avec les besoins quotidiens des populations en matière d’alimentation et d’énergie.
« En RDC, c’est l’agriculture itinérante sur brûlis, ainsi que l’exploitation du bois comme ressource énergétique, qui sont les moteurs de la déforestation. Il faut donc attaquer ces deux problèmes de manière frontale », a déclaré Félix Tshisekedi.
La pression des besoins alimentaires et énergétiques
Pour le président congolais, la lutte contre la déforestation nécessite de s’attaquer aux pratiques qui exercent une pression directe sur les ressources forestières.
L’agriculture itinérante sur brûlis, qui consiste à défricher et brûler des espaces forestiers pour les besoins agricoles, contribue à la disparition progressive du couvert végétal. À cela s’ajoute l’exploitation du bois utilisé comme principale source d’énergie domestique par de nombreux ménages, notamment pour la cuisson des aliments.
Face à cette situation, la préservation des forêts congolaises suppose de trouver des solutions durables permettant de répondre aux besoins des populations sans compromettre les écosystèmes forestiers.
La RDC au cœur des initiatives africaines de préservation des forêts
Cette rencontre de haut niveau organisée à Brazzaville s’inscrit dans le cadre des initiatives régionales et internationales visant à renforcer la protection des écosystèmes forestiers et à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles.
Elle intervient également en marge de la célébration de la 40ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre, selon la Présidence de la RDC.
Avec son vaste patrimoine forestier, la République démocratique du Congo occupe une place importante dans les enjeux mondiaux de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.
Les déclarations de Félix Tshisekedi remettent ainsi au centre du débat la nécessité de concilier les impératifs de développement agricole, les besoins énergétiques des ménages et la protection du capital forestier national.
L’enjeu reste désormais de traduire les engagements politiques en solutions concrètes, notamment à travers des pratiques agricoles plus durables et le développement d’alternatives énergétiques au bois de chauffage.
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