MBUJIMAYI — Après trois jours d’intenses échanges consacrés aux perspectives de développement de l’espace Grand Kasaï, la grande conférence organisée à Mbujimayi a pris fin ce mercredi 7 octobre 2026. La cérémonie de clôture a été présidée par le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, qui s’est exprimé au nom de ses collègues gouverneurs des cinq provinces de l’espace Grand Kasaï.
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Placées sous le thème « L’accélération du Grand Kasaï », ces assises ont réuni différents acteurs autour des principaux défis de développement auxquels sont confrontées les provinces concernées, avec pour objectif de dégager une vision commune à l’horizon 2050.
Une vision commune pour le Grand Kasaï

Dans son discours de clôture, Jean-Paul Mbwebwa Kapo a salué l’attention accordée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au développement du Grand Kasaï et au développement à la base.
Pour le gouverneur du Kasaï-Oriental, ces assises constituent une étape importante dans la construction d’une vision régionale partagée. Elles doivent permettre aux cinq provinces de dépasser leurs seules frontières administratives afin de travailler autour des enjeux communs et de rechercher des réponses coordonnées aux difficultés qui freinent leur développement.
La conférence a également été l’occasion de mettre en avant la nécessité de réduire le retard accumulé dans plusieurs secteurs, notamment en matière d’infrastructures, d’accès à l’énergie, de transport et de développement économique.
14 recommandations adoptées
Les travaux de Mbujimayi ont débouché sur 14 recommandations couvrant plusieurs secteurs prioritaires pour le développement du Grand Kasaï.
Parmi les principales orientations retenues figurent la planification régionale à l’horizon 2050, la mise en place d’une concertation permanente entre les cinq provinces, l’électrification, le désenclavement et l’entretien des infrastructures.
Les participants ont également insisté sur le développement de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, la diversification économique, la transformation locale des produits, ainsi que la promotion de la culture et du tourisme.
Le financement inclusif et le numérique figurent également parmi les priorités, tout comme le renforcement de l’université et de la recherche, l’amélioration de la santé et de la protection sociale, la consolidation de la paix et de l’inclusion, ainsi que la protection de l’environnement.
La transparence, la responsabilité et le suivi des résultats font également partie des recommandations issues de ces assises.
Trois mois pour passer des recommandations aux projets
Les participants ont prévu une première phase de trois mois destinée à consolider les différentes contributions issues de la conférence, établir les diagnostics nécessaires et élaborer les fiches des projets considérés comme prioritaires.
Cette étape devra servir de base à la programmation des premières actions réalisables et à la mise en œuvre progressive des orientations adoptées.
L’objectif est ainsi de passer de la réflexion à des projets concrets susceptibles d’avoir un impact direct sur les conditions de vie des populations du Grand Kasaï.
Mgr Kasanda appelle à privilégier les résultats

L’initiative de cette conférence a notamment été saluée par Mgr Emmanuel-Bernard Kasanda Mulenga, évêque du diocèse de Mbujimayi. Son engagement a contribué à la création de ce cadre de réflexion consacré aux enjeux de développement de l’espace Grand Kasaï.
L’évêque a notamment insisté sur la nécessité de privilégier l’action et les résultats concrets plutôt que la multiplication des engagements sans suivi.
« Mieux vaut quelques actions menées jusqu’au bout qu’une multitude de promesses oubliées », a-t-il déclaré.
Le défi de la mise en œuvre

Avec la clôture de la conférence de Mbujimayi, le principal défi réside désormais dans la mise en œuvre des recommandations adoptées.
En portant la voix des gouverneurs du Grand Kasaï lors de la cérémonie de clôture, Jean-Paul Mbwebwa Kapo a appelé à transformer les réflexions en engagements, puis les engagements en actions concrètes.
L’ambition affichée est de construire, à l’horizon 2050, un espace Grand Kasaï davantage intégré, désenclavé, électrifié et économiquement diversifié, avec des politiques communes capables de répondre aux besoins des populations des cinq provinces.
Charles Muzadi






