Le Regroupement des Déclarants Consciencieux (ReDéCo) monte au créneau contre ce qu’il qualifie de pratiques administratives parallèles instaurées par l’Autorité Congolaise de Régulation Pharmaceutique (ACOREP) au Kongo Central. Dans une correspondance adressée au ministre du Commerce extérieur, l’organisation dénonce une situation susceptible de compromettre les efforts de modernisation et de dématérialisation des procédures du commerce extérieur en République démocratique du Congo.
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Selon le ReDéCo, les opérateurs économiques et déclarants en douane sont contraints de soumettre physiquement pour authentification et validation manuelle des autorisations d’importation de produits pharmaceutiques pourtant déjà délivrées par les autorités compétentes à Kinshasa, intégrées et validées dans le système du Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur (GUICE).
Pour cette organisation, cette exigence supplémentaire va à l’encontre des réformes engagées par le gouvernement visant à simplifier les procédures administratives, réduire les interventions manuelles et améliorer le climat des affaires. Le regroupement rappelle notamment les dispositions réglementaires consacrant la transmission électronique obligatoire des documents commerciaux et douaniers.
La situation aurait pris une tournure plus préoccupante avec l’interpellation et la privation de liberté d’un déclarant en douane depuis le 17 juin 2026. D’après le ReDéCo, les soupçons porteraient sur une procédure d’authentification manuelle locale, alors que le document concerné figure déjà dans le système officiel du GUICE et proviendrait des services compétents de l’ACOREP.
Estimant que les opérateurs économiques ne devraient pas subir les conséquences d’éventuels dysfonctionnements administratifs internes, le ReDéCo alerte sur les risques d’insécurité juridique et de perte de confiance des investisseurs dans les réformes engagées par les autorités congolaises.
Face à cette situation, l’organisation demande une intervention urgente du gouvernement afin de vérifier la conformité des procédures appliquées au Kongo Central, d’assurer le respect des mécanismes de dématérialisation et d’examiner les circonstances ayant conduit à l’arrestation de son membre.
Cette affaire relance le débat sur l’application uniforme des réformes du commerce extérieur à travers le pays et sur la nécessité de garantir la cohérence entre les politiques nationales de modernisation administrative et les pratiques observées sur le terrain.
Charles Muzadi







Cette pratique de toujours agir parallèlement aux procédures déjà dématérialisées donne du fil à retordre aux opérateurs économiques et usagers dans le secteur du commerce extérieur.
Ça doit cesser !
le climat des affaires est à preserver