Kinshasa, 6 août 2026 – Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, plus connue sous le nom de Rebo Tchulo, a franchi une nouvelle étape ce jeudi devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Les avocats de la partie civile ont réclamé une condamnation au paiement de 250.000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour l’infraction d’incitation présumée des militaires.
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La partie civile réclame une indemnisation de 250.000 USD
Au cours de l’audience, les conseils de Kasaï Sadisa, partie civile dans cette affaire, ont demandé au tribunal de reconnaître la responsabilité personnelle de Rebo Tchulo et de la condamner à réparer le préjudice subi.
Selon les avocats, toutes les conditions juridiques seraient réunies pour retenir la responsabilité de la prévenue dans cette infraction. Ils ont ainsi sollicité une condamnation au versement de 250.000 USD, montant qui devrait être acquitté en monnaie ayant cours légal en République démocratique du Congo.
« Nous demandons au tribunal de dire, de juger et d’établir, en fait comme en droit, ainsi que de condamner d’abord la prévenue Rebo, à titre personnel, pour la faute qu’elle a commise en incitant les militaires, au paiement, à titre de dommages et intérêts, d’une somme de 250.000 USD », ont plaidé les avocats de la partie civile.
Rebo Tchulo poursuivie pour incitation présumée des militaires
L’artiste est poursuivie devant la justice militaire pour incitation présumée des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le dossier est examiné par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, compétent pour connaître des infractions impliquant des militaires ainsi que des civils poursuivis en lien avec des faits relevant de la justice militaire.
Treize militaires également devant la justice
Outre Rebo Tchulo, treize militaires, dont quatre en fuite, comparaissent dans cette même affaire.
Ils sont poursuivis pour plusieurs infractions présumées, notamment :
- torture ;
- extorsion ;
- concussion ;
- violation des consignes militaires.
Ces faits auraient été commis au préjudice de Kasaï Sadisa, qui s’est constitué partie civile afin d’obtenir réparation devant le tribunal.
Un verdict très attendu
Cette affaire, qui mêle une personnalité du monde artistique et plusieurs membres des FARDC, suscite une forte attention de l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Le tribunal devra désormais examiner les réquisitions, les plaidoiries ainsi que les moyens de défense avant de rendre sa décision sur les responsabilités pénales et
Francine Mulumba






