Kinshasa – L’Inspection Générale des Finances (IGF) a réussi un pari ambitieux : transformer pendant six jours des centaines de journalistes, communicateurs, acteurs de la société civile, artistes dramatiques et défenseurs des droits humains en véritables relais de la culture de la bonne gouvernance et du contrôle citoyen des finances publiques.
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À travers un séminaire de renforcement des capacités consacré à l’appropriation du Plan Stratégique Triennal 2026-2028, l’institution de contrôle dirigée par l’Inspecteur Général des Finances-Chef de Service, Christophe Bitasimwa, a démontré sa volonté de faire de la pédagogie, de la transparence et de la communication stratégique des outils majeurs de consolidation de la gouvernance publique en République démocratique du Congo.
Une immersion complète dans l’univers de l’IGF

Pendant six jours, des intervenants issus de plusieurs secteurs ont défilé à la tribune pour partager leurs connaissances avec les participants.
Des Inspecteurs Généraux des Finances Chefs de Service honoraires et émérites ont retracé l’histoire de l’IGF, ses évolutions institutionnelles ainsi que son rôle central dans la préservation des finances publiques de l’État.
Cette plongée dans l’histoire de l’institution a permis aux participants de mieux comprendre les fondements du contrôle financier en RDC ainsi que les défis auxquels l’IGF a été confrontée au fil des décennies.
Le point culminant de cette séquence a été la présentation détaillée du Plan Stratégique Triennal 2026-2028 par Christophe Bitasimwa. Le Chef de Service a exposé la vision, les axes stratégiques et les objectifs opérationnels qui guideront l’action de l’IGF au cours des trois prochaines années dans un contexte marqué par l’exigence de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Les mutations politiques et la lutte contre la corruption au cœur des débats

Le séminaire a également servi de cadre de réflexion sur les transformations institutionnelles et politiques que connaît la République démocratique du Congo.
Des personnalités politiques, des universitaires et des experts de la gouvernance ont abordé les rapports entre les mutations politiques du pays et les impératifs du contrôle des finances publiques.
Les discussions ont mis en évidence le rôle essentiel des institutions de contrôle dans la consolidation de l’État de droit, la promotion de la redevabilité et la lutte contre la corruption.
Les intervenants ont souligné que le développement durable de la RDC passe nécessairement par une gestion rigoureuse des ressources publiques et par le renforcement permanent des mécanismes de contrôle.
Christophe Bitasimwa recadre la communication autour du contrôle financier

Parmi les moments les plus marquants de cette session figure l’intervention de Christophe Bitasimwa sur la philosophie d’action et la communication institutionnelle de l’IGF.
Face aux participants, le Chef de Service a insisté sur un principe fondamental : l’IGF travaille sur des faits, des chiffres et des résultats, et non sur la personnalisation de la délinquance financière.
Dans son exposé, il a rappelé que l’Inspection Générale des Finances demeure une institution de contrôle administratif et financier dont la mission consiste à détecter les irrégularités, à prévenir les risques et à produire des rapports objectifs destinés aux autorités compétentes.
Il a également souligné que l’IGF ne se substitue nullement aux juridictions judiciaires ni aux organes chargés des poursuites. Son rôle est de documenter les faits, de sécuriser les finances publiques et d’accompagner les réformes visant à améliorer la gouvernance.
Ce message a trouvé un écho particulier auprès des journalistes et communicateurs appelés à traiter les questions financières avec professionnalisme, rigueur et responsabilité.
Communication, numérique et droit : les piliers d’une gouvernance moderne

Consciente que la bataille pour la bonne gouvernance se gagne aussi dans l’espace médiatique et numérique, l’IGF a consacré une large partie du séminaire aux questions de communication.
Des experts en journalisme, communication institutionnelle et sciences de l’information ont partagé des méthodes modernes de traitement de l’information financière et de lutte contre la désinformation.
Les spécialistes des nouvelles technologies ont, quant à eux, démontré comment le numérique révolutionne les mécanismes de contrôle et renforce la traçabilité des opérations financières publiques.
Les juristes ont complété ces enseignements en développant les exigences légales, normatives et éthiques qui doivent encadrer la communication publique et l’exercice du contrôle dans un État moderne.
L’ensemble de ces interventions a permis aux participants d’acquérir des outils pratiques favorisant une communication efficiente, normative et conforme aux exigences de la bonne gouvernance.
L’art vivant au service de la sensibilisation citoyenne

La clôture des travaux a été marquée par des prestations d’artistes de l’art vivant qui ont présenté plusieurs saynètes illustrant l’impact du contrôle financier sur la gestion des ressources publiques.
À travers des mises en scène pédagogiques, les artistes ont sensibilisé les participants sur les conséquences de la corruption, du détournement des fonds publics et du non-respect des procédures administratives.
Ces productions artistiques ont permis de vulgariser les missions de l’IGF auprès d’un public plus large et de démontrer que la lutte pour la bonne gouvernance concerne l’ensemble de la société.
Une armée de relais pour promouvoir la citoyenneté financière

Sanctionné par la remise des certificats aux participants, ce séminaire a permis à l’IGF de mettre sur le terrain plusieurs centaines de relais d’opinion désormais mieux outillés pour accompagner les efforts de sensibilisation sur la gestion responsable des finances publiques.
Journalistes, communicateurs, acteurs de la société civile, artistes et défenseurs des droits humains constituent désormais un vaste réseau appelé à promouvoir auprès des citoyens la culture de la redevabilité, du respect des procédures et de la transparence dans la gestion de la chose publique.
Dans un environnement marqué par la transformation numérique, l’IGF entend ainsi renforcer la notion de citoyenneté financière, fondée sur la connaissance des mécanismes de contrôle et sur la compréhension de la traçabilité des dépenses publiques.
Grâce à son contrôle systémique, capable d’identifier les irrégularités avec ou sans le consentement des personnes contrôlées, l’Inspection Générale des Finances poursuit son engagement de protéger les ressources publiques et de préserver les intérêts de la République.
À travers cette initiative inédite, l’IGF confirme sa volonté de communiquer intelligemment, de prévenir les dérives de gestion et de mettre à l’abri de la République toute pratique contraire aux principes de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance.
Charles Muzadi






