Le sit-in organisé par l’opposition politique devant le Palais du Peuple à Kinshasa continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise. Au lendemain de cette manifestation marquée par des incidents ayant impliqué plusieurs leaders de l’opposition, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a créé la polémique en mettant en doute les blessures revendiquées par Martin Fayulu.
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Dans une déclaration aux accents particulièrement incisifs, Augustin Kabuya a qualifié le Président de l’ECiDé de « Frère Édouard », affirmant entretenir une relation de longue date avec l’opposant.
« J’ai vu mon frère Fayulu que j’appelle Frère Édouard, c’est un frère. Je connais même l’endroit où il prie », a-t-il déclaré.
Mais c’est surtout la suite de son intervention qui a provoqué un véritable séisme politique. Le cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rejeté la version selon laquelle Martin Fayulu aurait été blessé à la tête lors de la manifestation.
Selon Augustin Kabuya, les images diffusées après le sit-in ne démontreraient aucune blessure réelle. Il est allé jusqu’à accuser l’opposant d’avoir simulé son état afin de susciter la compassion de l’opinion publique.

« Il dit qu’il a été blessé à la tête, mais non. Fayulu s’est jeté de la sauce tomate sur la chemise afin de mentir à l’opinion qu’il était blessé. Regardez vous-même les images », a-t-il affirmé.
Dans le même registre, le secrétaire général de l’UDPS a également pris à partie le Président National de l’ASADHO Jean-Claude Katende, estimant que ce dernier aurait perdu sa crédibilité en tant que défenseur des droits humains.
Ces déclarations surviennent dans un contexte de fortes tensions autour du processus référendaire et de la réforme constitutionnelle, des questions qui cristallisent actuellement les divergences entre le pouvoir et l’opposition. Alors que les organisateurs du sit-in dénoncent des violences et des restrictions des libertés publiques, les responsables de la majorité présidentielle contestent plusieurs éléments du récit présenté par les leaders de l’opposition.
La sortie médiatique d’Augustin Kabuya risque ainsi de relancer la bataille de communication entre les deux camps, chacun cherchant à imposer sa lecture des événements ayant entouré cette mobilisation politique au cœur de la capitale congolaise.
AKM






