KENGE – Les conseillers communaux de la ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, ont élevé la voix contre ce qu’ils qualifient de « marginalisation institutionnelle » dans le processus d’examen de la loi référendaire. Dans une déclaration rendue publique jeudi 18 juin, ils ont appelé le Sénat à rétablir leur représentation afin de garantir une participation inclusive aux réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo.
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Par la voix de leur coordonnateur provincial, Stéphane Munzenza, les élus locaux ont regretté leur exclusion lors de la deuxième lecture de la loi référendaire au Sénat, alors qu’ils avaient été pris en compte lors du premier vote à l’Assemblée nationale.
« Nous dénonçons avec fermeté cette marginalisation et appelons le Sénat à corriger cette injustice institutionnelle afin de garantir la représentation de toutes les instances dans la réflexion touchant aux réformes constitutionnelles », a déclaré le collectif.
Les conseillers communaux ont rappelé que l’article 5 de la Constitution consacre la souveraineté du peuple, exercée directement par référendum ou indirectement par ses représentants élus. À ce titre, ils estiment que leur rôle d’élus de proximité leur confère une légitimité dans le débat sur les réformes institutionnelles.
Selon eux, leur présence sur le terrain constitue un atout majeur pour sensibiliser et informer les populations sur les enjeux liés à une éventuelle révision constitutionnelle. « Les conseillers communaux sont les mieux placés pour relayer les messages auprès des citoyens dans les quartiers et communes », a souligné Stéphane Munzenza.
Le collectif a également réaffirmé son attachement aux idéaux du Président de la République, à l’unité nationale, à la démocratie ainsi qu’à la stabilité des institutions du pays.
Pour rappel, le collectif des conseillers communaux de Kenge regroupe 35 élus, soit sept représentants pour chacune des cinq communes de la ville.
Charles Muzadi






