Kinshasa, RDC. La Coalition des Patriotes pour le Changement de la Constitution (CPC) a affiché une opposition catégorique à la démarche portée par le C64, un regroupement politique qui milite notamment autour de la question constitutionnelle en République démocratique du Congo.
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Dans une déclaration publique lue par le président du mouvement Mai-Mai Pathy Katanga, les responsables de la CPC ont refusé toute adhésion ou rapprochement avec le C64. La coalition justifie sa position par des divergences de fond et par sa conviction que ce mouvement serait influencé par l’ancien président Joseph Kabila ainsi que par le président rwandais Paul Kagame.
Se définissant comme un mouvement patriotique et souverainiste, la CPC affirme mener un combat axé sur la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC. Selon ses dirigeants, toute initiative politique ou institutionnelle doit avant tout servir les intérêts du peuple congolais et consolider l’indépendance de l’État.
Par ailleurs, la coalition se prononce en faveur d’un changement de la Constitution. Elle estime que le texte fondamental actuel ne répond plus suffisamment aux défis sociaux, économiques et sécuritaires auxquels le pays est confronté. La CPC plaide ainsi pour l’adoption d’une Constitution davantage en phase avec les réalités contemporaines de la nation et capable de renforcer les mécanismes de protection de la souveraineté nationale.
Dans son argumentaire, la plateforme appelle également à une rationalisation des institutions publiques. Elle propose notamment la suppression de certaines structures qu’elle considère comme budgétivores, estimant que les ressources publiques devraient être davantage orientées vers les secteurs prioritaires du développement national.
La déclaration s’est également attardée sur l’article 214 de la Constitution. La CPC considère cette disposition comme un risque potentiel pour la République et la qualifie de « piège » contenu dans le texte constitutionnel. Pour la coalition, une révision profonde de certains articles apparaît nécessaire afin de préserver durablement les intérêts stratégiques du pays.
Cette prise de position marque une nouvelle étape dans le débat autour de l’avenir institutionnel de la RDC, alors que les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle continuent de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Charles Muzadi






