Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure. Réuni en session extraordinaire ce samedi 26 septembre 2026 à Kinshasa, le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), parti cher au Dr Ivan Ilunga Ngindu, a proposé l’ouverture d’un Dialogue National Inclusif autour de la refondation de l’État et de la définition d’un nouveau pacte national.
Baptisé « New Deal Congolais », ce projet s’inspire, selon le RSD, du modèle du New Deal américain lancé par le président Franklin D. Roosevelt en 1933. Le parti entend ainsi ouvrir une réflexion nationale sur les institutions, l’économie, la sécurité, la justice et le développement de la RDC.
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Le RSD veut remettre le dialogue national au centre du débat

Dans sa déclaration politique, le RSD estime qu’un Dialogue National Inclusif devrait permettre aux différentes composantes de la société congolaise de participer aux discussions sur l’avenir du pays.
Le parti cite notamment les forces politiques, la société civile, les confessions religieuses, la jeunesse, les femmes, la diaspora et les autorités coutumières.
Pour le RSD, cette concertation devrait constituer un cadre de réflexion sur les réformes nécessaires à la consolidation de l’État et au renforcement de la cohésion nationale.
Constitution de 2006 : le RSD demande un débat national

La formation politique souhaite également qu’un débat soit ouvert sur l’avenir de la Constitution du 18 février 2006.
Le RSD inscrit cette question dans une réflexion plus large sur l’évolution des institutions de la RDC, tout en mettant en avant la souveraineté du peuple congolais et la préservation de l’unité nationale.
Le parti ne limite toutefois pas sa proposition au seul débat constitutionnel. Il souhaite que celui-ci s’inscrive dans une réflexion globale sur le fonctionnement de l’État et ses priorités.
Sécurité, ressources naturelles et justice pour les victimes de l’Est
La défense de l’intégrité territoriale figure parmi les principales priorités mises en avant par le RSD.
Le parti insiste également sur la souveraineté de la RDC sur ses ressources naturelles, considérant leur gestion comme un enjeu majeur pour le développement économique et la souveraineté nationale.
Autre priorité : la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Le RSD plaide pour que la question de la justice en faveur des victimes des violences soit intégrée aux discussions nationales.
Un programme de réformes multisectorielles

À travers son projet de « New Deal Congolais », le RSD met en avant plusieurs secteurs considérés comme prioritaires.
Il s’agit notamment de :
- l’éducation, avec l’ambition d’en faire un levier du développement ;
- l’armée et la défense, dans le cadre de la protection de l’intégrité territoriale ;
- la justice, notamment en rapport avec les victimes des violences ;
- l’économie, avec un accent sur la souveraineté et les ressources naturelles ;
- les institutions, à travers une réflexion sur leur fonctionnement et leur évolution.
Cette approche vise à inscrire les questions politiques, économiques et sociales dans une même dynamique de transformation nationale.
Le soutien à Félix Tshisekedi réaffirmé
Dans sa déclaration, le RSD réaffirme également son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Parallèlement, la formation politique appelle à une implication des différentes composantes de la société dans le processus qu’elle souhaite voir s’ouvrir.
Le parti présente ainsi son projet comme une démarche dépassant les seuls clivages politiques, avec un appel à la participation de la société civile, des jeunes, des femmes, de la diaspora, des confessions religieuses et des autorités coutumières.
Un « Dialogue historique » au centre de la proposition du RSD
Avec cette prise de position, le RSD place le Dialogue National Inclusif au cœur de sa réflexion sur l’avenir de la RDC.
Entre débat constitutionnel, souveraineté sur les ressources naturelles, réforme de l’État, sécurité dans l’Est, justice et développement économique, le parti propose un agenda large qu’il souhaite soumettre au débat national.
La question reste désormais celle de la réception de cette proposition par les autres acteurs de la vie politique et sociale congolaise et de la possibilité d’un consensus autour des différents chantiers évoqués.
Le RSD appelle ainsi à ce qu’il qualifie de « Dialogue historique », avec pour perspective un nouveau cadre de réflexion sur l’avenir institutionnel et socio-économique de la République démocratique du Congo.






