Kinshasa, 29 septembre 2026 – Le bras de fer se poursuit entre les députés provinciaux et le Gouvernement congolais. Réunis au sein d’un collectif, les élus provinciaux annoncent le maintien de leur boycott de la rentrée parlementaire prévue ce mercredi 30 septembre 2026, dénonçant le non-paiement de leurs émoluments depuis plusieurs mois.
Dans une déclaration officielle rendue publique ce mardi à Kinshasa, le Collectif des députés provinciaux affirme avoir constaté l’absence de réponse jugée satisfaisante à ses revendications, malgré l’ultimatum précédemment adressé au Gouvernement.
Le boycott confirmé pour le 30 septembre
Face à ce qu’il qualifie d’« indifférence persistante » du ministre des Finances, le collectif confirme sa décision de ne pas prendre part à la rentrée parlementaire sur l’ensemble du territoire national.
Cette position intervient alors que les Assemblées provinciales sont censées reprendre leurs travaux ce mercredi 30 septembre. Les députés provinciaux estiment que la poursuite de leurs activités parlementaires dans un contexte d’impayés prolongés constitue une situation incompatible avec le respect dû à leur fonction.
Le collectif met ainsi en garde les bureaux des Assemblées provinciales qui décideraient malgré tout de procéder à l’ouverture des travaux.
Les bureaux des Assemblées provinciales interpellés
Dans sa déclaration, le collectif prévient que les bureaux des Assemblées provinciales qui procéderaient à l’ouverture de la session dans ces conditions devront « assumer leur responsabilité politique et morale ».
Les élus provinciaux évoquent notamment la « souffrance prolongée » liée au non-paiement de leurs émoluments et affirment se réserver le droit de tirer « toutes les conséquences politiques » face à ce qu’ils considéreraient comme une attitude de complicité ou d’indifférence.
Cette nouvelle sortie traduit la montée de la tension autour de la question des rémunérations des élus provinciaux, alors que la rentrée parlementaire approche.
Appel à une mobilisation au Centre Financier
Au-delà du boycott des travaux parlementaires, le Collectif des députés provinciaux appelle ses collègues présents à Kinshasa à une mobilisation ce mercredi 30 septembre au Centre Financier.
L’objectif affiché est de faire entendre leurs revendications et d’exiger le paiement de leurs droits ainsi que le respect de leur dignité en tant qu’élus.
Le collectif insiste toutefois sur le caractère institutionnel de sa démarche. Selon sa déclaration, cette action ne constitue ni un acte de défiance envers les institutions de la République ni une renonciation aux responsabilités parlementaires.
« Une exigence de justice et de respect »
Pour les députés provinciaux, le mouvement engagé vise essentiellement à obtenir une réponse à la question de leurs émoluments.
« La dignité d’un élu ne saurait être dissociée du respect des droits qui lui sont reconnus », soutient le collectif dans sa déclaration.
Le bras de fer reste donc ouvert à la veille de la rentrée parlementaire. Alors que les députés provinciaux maintiennent leur boycott et annoncent une mobilisation à Kinshasa, l’attention se porte désormais sur la réaction du Gouvernement et des bureaux des Assemblées provinciales.
La déclaration est signée par l’Honorable Blanchard Takatela,Président du Collectif des députés provinciaux, et datée du 29 septembre 2026.
Charles Muzadi






