KINSHASA — Le sénateur Tony Labila Obial apporte son soutien au processus de Dialogue national initié par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pour l’élu du Kwilu, cette démarche doit dépasser les seules discussions institutionnelles à Kinshasa et s’appuyer sur une véritable dynamique provinciale, afin de faire participer les Congolais de l’intérieur du pays à la réflexion sur l’avenir de la République démocratique du Congo.
Contact Rédaction : +243898888208 temp26cd@gmail.com
Pour Tony Labila, le Dialogue national constitue une opportunité de renforcer l’unité du pays, de consolider la cohésion nationale et d’ouvrir une réflexion plus profonde sur la refondation de l’État.
« Comment pouvons-nous bouter l’ennemi dehors si nous ne sommes pas en mesure de discuter entre nous ? »
Évoquant les enjeux du processus, le sénateur estime que la situation sécuritaire, politique et sociale que traverse la RDC impose aux différentes composantes de la société congolaise de privilégier le dialogue interne.
« Comment pouvons-nous bouter l’ennemi dehors si nous ne sommes pas en mesure de discuter entre nous au Congo ? », s’est-il interrogé.
Cette position s’inscrit, selon lui, dans les trois grandes orientations mises en avant dans le processus présidentiel : la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Le 28 août 2026, la Présidence de la République avait annoncé l’ouverture d’un processus de Dialogue national dont la démarche doit prendre en compte les provinces, les territoires et les communautés avant l’aboutissement des consultations à Kinshasa.
La dynamique provinciale au cœur du processus
Pour Tony Labila, l’une des clés de la réussite de ce Dialogue réside précisément dans sa capacité à donner une place réelle aux provinces.
L’élu du Kwilu estime que les grandes questions liées à l’avenir de la RDC ne devraient pas être discutées exclusivement dans la capitale. Les réalités vécues dans les provinces doivent, selon lui, nourrir les débats nationaux et permettre aux populations de faire entendre directement leurs préoccupations.
Cette approche rejoint le format territorial annoncé par la Présidence, avec des consultations appelées à concerner les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
Pour le sénateur, cette dynamique provinciale peut permettre de rapprocher le processus de la population et de faire émerger des préoccupations spécifiques liées notamment au développement, aux infrastructures, à la gouvernance, à la sécurité et à la cohésion sociale.
Tony Labila plaide pour une réflexion sur la refondation de l’État
Au-delà de la recherche d’un compromis entre les différentes forces politiques et sociales, Tony Labila souhaite que le Dialogue ouvre également une réflexion sur le fonctionnement de l’État congolais.
Le sénateur évoque notamment la multiplication des partis politiques en République démocratique du Congo. À ses yeux, le nombre élevé de formations politiques soulève la question de leur représentativité et des différentes sensibilités idéologiques réellement présentes dans le pays.
Cette réflexion s’inscrit, selon lui, dans une problématique plus large : celle de la refondation de l’État, de l’organisation des institutions et de la manière dont les Congolais souhaitent construire durablement leur système politique.
Le Kwilu comme point d’ancrage
Le sénateur s’appuie également sur son expérience récente dans le Kwilu, notamment à Bulungu et Masimanimba, où il affirme avoir échangé avec différentes composantes de la population.
Ces contacts de terrain lui ont permis de constater, une disponibilité de la population à accompagner la démarche annoncée par le Chef de l’État.
Lors de ses vacances parlementaires à Bulungu, Tony Labila avait déjà exprimé son intérêt pour le processus de Dialogue national, tout en poursuivant ses activités de proximité portant notamment sur les infrastructures et le désenclavement.
Pour l’élu du Kwilu, cette expérience illustre l’importance d’une démarche partant des réalités locales avant de remonter vers le niveau national.
Majorité, opposition et société civile appelées à participer
Tony Labila estime par ailleurs que le processus doit réunir les différentes sensibilités de la société congolaise.
Il cite notamment les acteurs de la majorité, ceux de l’opposition, les organisations de la société civile ainsi que les différentes forces politiques et sociales du pays.
L’enjeu, selon lui, est de créer un espace où les divergences peuvent être discutées autour d’un objectif commun : renforcer l’unité nationale et rechercher des réponses durables aux crises qui affectent la RDC.
Dans cette perspective, la dynamique provinciale apparaît comme un élément central de sa vision du Dialogue : les provinces ne devraient pas seulement être des étapes du processus, mais également des espaces de production des idées et des propositions destinées à alimenter les assises nationales.
Vers un Pacte national ?
Le processus annoncé par le président Félix Tshisekedi prévoit un ancrage territorial des consultations ainsi qu’un mécanisme institutionnel devant conduire aux assises nationales.
La Présidence a également indiqué que le Dialogue devrait aboutir à un Pacte national, accompagné d’une stratégie de mise en œuvre.
Dans ce contexte, Tony Labila se dit disponible pour accompagner les prochaines étapes du processus. Sa position met particulièrement l’accent sur la participation des provinces et sur la nécessité d’intégrer les réalités locales dans la réflexion nationale.
À travers cette démarche, le sénateur du Kwilu défend ainsi une vision du Dialogue national articulée autour de trois priorités : l’unité, la cohésion nationale et la refondation de l’État, avec les provinces comme l’un des points d’ancrage du processus.
Charles Muzadi






