Kinshasa – Le débat autour de l’héritage de la Conférence nationale souveraine (CNS) refait surface en République démocratique du Congo. Au cours d’un point de presse organisé le jeudi 24 septembre 2026 à Kinshasa, la jeunesse du Front de Libération Nationale du Congo (FLNC) a remis sur la table la question de l’application des résolutions issues de ces assises historiques.
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Prenant la parole, Jean-Claude Mavitidi, Ministre Général de la jeunesse du FLNC, a soutenu que plusieurs préoccupations actuellement exprimées dans les manifestations et les mobilisations politiques en RDC pourraient, selon lui, trouver des éléments de réponse dans les acquis et les résolutions de la Conférence nationale souveraine.
Le FLNC appelle la jeunesse à ne pas se laisser manipuler

Au-delà de la revendication politique portée par son organisation, Jean-Claude Mavitidi a lancé un message particulier à la jeunesse congolaise : ne pas se laisser manipuler dans les différentes mobilisations politiques et sociales.
Pour le responsable de la jeunesse du FLNC, les jeunes doivent davantage chercher à comprendre l’histoire politique du pays et les textes issus des grandes concertations nationales avant de s’engager dans des actions dont les objectifs ne seraient pas suffisamment maîtrisés.
Selon son argumentaire, plusieurs revendications entendues aujourd’hui dans les marches et autres mobilisations politiques en RDC ne seraient pas totalement nouvelles. Elles pourraient, d’après lui, être rapprochées de certaines questions déjà abordées lors de la Conférence nationale souveraine.
« Ce que la jeunesse réclame aujourd’hui dans les marches politiques doit être confronté aux acquis de la Conférence nationale souveraine », a défendu en substance le responsable de la jeunesse du FLNC.
L’enjeu, selon cette formation politique, serait donc de permettre à la jeunesse de connaître les résolutions issues de la CNS afin de mieux comprendre les revendications politiques actuelles et d’éviter d’être instrumentalisée.
Les acquis de la CNS au centre des revendications du FLNC
Le FLNC défend depuis plusieurs années l’idée d’un retour aux acquis de la Conférence nationale souveraine. Pour cette formation, certaines résolutions issues de ces assises pourraient contribuer à la recherche de solutions aux difficultés politiques que traverse la République démocratique du Congo.
Le mouvement entend ainsi replacer les orientations issues de la CNS au centre du débat national, dans un contexte marqué par des revendications politiques, institutionnelles et sociales portées notamment par différentes organisations et mouvements.
Le dossier du HCNT évoqué devant la Cour de cassation

Au cœur de cette démarche figure également le Patriarche Kapend Élie Kanyimbu, présenté comme président national du FLNC.
Selon les déclarations faites lors du point de presse, un dossier relatif au Haut Conseil National de la Transition (HCNT) a été porté devant la Cour de cassation, avec l’objectif, selon le FLNC, d’obtenir l’application des résolutions revendiquées par cette formation politique.
Le HCNT constitue ainsi l’un des éléments mis en avant par le FLNC dans sa lecture de l’héritage institutionnel de la Conférence nationale souveraine.
Une revendication défendue depuis plusieurs années

La position exprimée à Kinshasa le 24 septembre 2026 s’inscrit dans une démarche que le FLNC affirme porter depuis plusieurs années.
En 2017, les responsables du mouvement avaient notamment organisé des travaux présentés comme une poursuite de la Conférence nationale souveraine. Cette démarche traduisait déjà la volonté du FLNC de maintenir la question des acquis de la CNS dans le débat politique congolais.
Pour cette formation, le débat actuel devrait donc dépasser les seules manifestations de rue et s’appuyer également sur la connaissance des textes, résolutions et orientations issus des différentes étapes de l’histoire politique de la RDC.
« Comprendre avant d’agir » : le message adressé à la jeunesse
L’interpellation de Jean-Claude Mavitidi vise particulièrement la jeunesse congolaise, appelée à exercer son engagement politique avec davantage de connaissance des enjeux institutionnels.
Le responsable du FLNC invite ainsi les jeunes à ne pas se laisser entraîner dans des mobilisations sans comprendre les revendications, leurs origines et les réponses institutionnelles qui ont déjà été proposées dans l’histoire politique du pays.
Pour le FLNC, les acquis de la Conférence nationale souveraine constituent dès lors une référence qui mérite d’être davantage étudiée par la nouvelle génération.
Cette sortie médiatique relance ainsi une question de fond : les revendications politiques exprimées aujourd’hui en RDC trouvent-elles déjà des éléments de réponse dans les résolutions de la Conférence nationale souveraine ?
Une question que le FLNC entend remettre au centre du débat national, tout en appelant la jeunesse à s’approprier davantage l’histoire politique et institutionnelle du pays.






